Coccinelles contre pucerons : l’alternative naturelle aux pesticides

15 janvier 2026

Coccinelles contre pucerons : l’alternative naturelle aux pesticides

Pucerons

Il y a des moments où l’on hésite : un tapis de pucerons sur une jeune pousse, la main qui glisse déjà vers le pulvérisateur… Pourtant, il existe une approche plus douce et souvent plus durable : la lutte biologique contre les pucerons, en s’appuyant sur leurs prédateurs naturels.

Chez Horpi, nous élevons l’Adalia bipunctata (la coccinelle à deux points) pour aider jardiniers, horticulteurs, maraîchers et gestionnaires d’espaces verts à contrôler les pucerons naturellement, au bon moment, sans perturber inutilement la vie du jardin.

Pourquoi les coccinelles sont efficaces contre les pucerons

L’efficacité vient surtout d’un point : les larves sont de vraies dévoreuses à pucerons. Une larve peut consommer jusqu’à 600 pucerons sur l’ensemble de son cycle. Une coccinelle adulte continue de se nourrir et peut atteindre jusqu’à 100 pucerons par jour dans de bonnes conditions.

L’action immédiate des larves s’accompagne ensuite d’une relève naturelle par les adultes, qui prolongent la protection au fil des pontes. La coccinelle adulte pond de façon régulière pendant environ deux semaines. Ses œufs se comptent par centaines.

Autre avantage des larves de coccinelles : l’action se fait au cœur des foyers, directement sur les colonies. On n’est pas dans la pulvérisation “large”, mais dans une régulation naturelle, ciblée… et très concrète.

En combien de temps voit-on un résultat ?

La lutte biologique, ce n’est pas un interrupteur : c’est un équilibre qui se remet en place. En pratique :

  • Vous observerez une baisse de l’infestation en quelques jours,
  • et un retour à une situation “sous contrôle” en 1 à 2 semaines, selon l’ampleur de l’infestation et les conditions météo.

Si la pression est très forte, un second lâcher peut être utile : ce n’est pas un échec, c’est une adaptation au terrain.

La lutte biologique vs les pesticides : un même objectif, mais une approche diamétralement différente

Les pesticides promettent parfois un effet immédiat, mais ils peuvent aussi toucher d’autres insectes utiles (pollinisateurs, prédateurs naturels…), ce qui fragilise l’équilibre du jardin et favorise parfois les retours de pucerons.

La lutte biologique contre les pucerons vise à faire baisser la population de pucerons tout en laissant le reste du vivant faire son travail. Important : les coccinelles agissent sur les pucerons. Elles ne remplacent donc pas “tous les pesticides du jardin”, mais éviter l’usage de pesticides contre les pucerons est déjà un gain majeur.

Bon à savoir : évitez d’introduire des larves ou des coccinelles adultes dans les 3 semaines qui suivent un traitement insecticide, pour préserver leur efficacité.

Coccinelle Adalia bipunctata sur une tige infestée de pucerons

Les gestes qui font vraiment la différence

La réussite se joue souvent dans les détails. Voici quelques bonnes pratiques pour optimiser le travail de vos coccinelles.

1) Contrôler les fourmis… qui « élèvent » les pucerons

Les fourmis adorent le miellat secrété par les pucerons et, pour garantir leur approvisionnement, elles protègent parfois les colonies. Résultat : elles peuvent repousser les coccinelles et gêner la régulation naturelle. Coupez-leur la route et votre contrôle gagnera en aisance.

  • Sur les troncs : installez des bandes engluées (idéalement à au moins 80 cm du sol pour éviter les salissures).
  • Sur rosiers/arbustes à tiges multiples : vous pouvez limiter l’activité des fourmis au pied (en évitant de créer des “autoroutes” d’accès).
  • Dans les massifs denses : selon la situation, des solutions adaptées existent pour réduire les nids et les déplacements.

2) Introduire les coccinelles au bon moment (et au bon endroit)

Pour maximiser l’efficacité :

  • introduisez en fin de journée,
  • au plus près des foyers,
  • par météo sans vent ni pluie,
  • jamais sur des plantes traitées récemment.

Sur très grosses colonies, un jet d’eau avant l’introduction peut aider à réduire la masse de pucerons et faciliter le travail des larves.

Combien de larves ou de coccinelles devrez-vous placer sur vos plantes ?

Inutile d’ « arroser » tout le jardin, ciblez les zones touchées.

En général, vous pouvez compter :

  • 5 à 40 larves par rosier ou petit arbuste,
  • 100 à 500 larves par tronc pour les grands arbres (tilleul, bouleau, érable…),
  • 20 à 50 larves/m² dans les zones infestées du potager.
  • Et pour conjuguer impact immédiat et diffusion dans le jardin, associez 1 à 2 adultes pour 10 larves : les larves « nettoient », les adultes pondent et essaiment.

Ces repères varient selon :

  • le niveau d’infestation,
  • la densité du feuillage,
  • la présence de fourmis,
  • les conditions météo.

Choisir la lutte biologique : naturel ne veut pas dire “au hasard”

Opter pour le biocontrôle, ce n’est pas “laisser faire”. C’est observer mieux et agir plus tôt :

  • surveiller les jeunes pousses (là où les pucerons s’installent d’abord),
  • éviter les excès d’azote (qui rendent la sève plus attractive),
  • préserver les insectes utiles (coccinelles, syrphes, chrysopes…),
  • accepter qu’il puisse rester quelques pucerons, tant que la plante ne souffre pas.

Cette approche est à la fois écologique et exigeante : elle demande un peu de lecture du jardin, mais elle est souvent très efficace sur la durée.

Pourquoi Horpi ?

Horpi maîtrise toute la chaîne : élevage, sélection, conditionnement et logistique, avec une exigence constante sur la qualité.

Aujourd’hui, Horpi produit des millions de coccinelles chaque année, vend ses solutions dans toute l’Europe et continue d’optimiser ses processus d’élevage, tout en développant et commercialisant des solutions simples, efficaces et adaptées aux besoins du secteur privé, public et professionnel.

L’Adalia bipunctata que nous élevons est une espèce endémique européenne, choisie pour son efficacité et son intégration écologie-compatible.

Une conclusion en quelques mots

La lutte biologique contre les pucerons n’est pas un “gadget vert”. C’est une solution concrète, basée sur un prédateur naturel, qui permet souvent de reprendre le contrôle sans pesticides contre les pucerons.

Avec de bons gestes (gestion des fourmis, timing, placement) et des repères de dosage simples, vous protégez vos plantes tout en gardant un jardin vivant — et c’est là que la régulation devient la plus durable.